Installation · Reprise · Société d’exercice

Installation du chirurgien-dentiste : les assurances à prévoir

Création, reprise, SEL, collaboration ou remplacement : seule la RCP est <strong>obligatoire dès le 1er acte</strong>, mais elle ne suffit jamais seule.

Votre devis en 2 min

Un courtier spécialisé, réponse sous 24 h.

Demander mon devis

Gratuit et sans engagement

Dans quel ordre

Les assurances d’une installation, dans l’ordre

Une installation se plante rarement sur le fond ; elle se plante sur la chronologie. Voici l’ordre qui évite les trous de garantie.

Chronologie d’une installation
  1. Obligatoire RCP souscrite

    Avant tout acte sur un patient : l’attestation est exigée à l’inscription au tableau de l’Ordre

  2. Assurance emprunteur

    Condition du crédit d’installation ou d’équipement : décès, invalidité, souvent incapacité

  3. Multirisque du cabinet

    À la signature du bail ou à la remise des clés : risques locatifs, matériel, perte d’exploitation

  4. Prévoyance individuelle

    Dès que les charges fixes tombent : loyer, crédit, salaire de l’assistante

  5. Complémentaire de l’équipe

    Dès le premier contrat de travail : mutuelle collective obligatoire pour l’assistante

La RCP ne s’improvise pas la veille.

L’attestation est demandée par le conseil départemental de l’Ordre lors de l’inscription au tableau, et l’exercice n’est pas régulier sans elle. Prévoyez la souscription en amont de la date d’ouverture, pas le jour même.

Modes d’exercice

Ce qui change selon votre mode d’exercice

Le remplaçant qui pensait être couvert

Un jeune dentiste remplace un confrère pendant l’été, sans RCP à son nom : il croit que le contrat du titulaire suffit. Une avulsion se complique et le patient garde une lèvre insensible.

La réclamation vise le remplaçant, qui a fait l’acte. L’assureur du titulaire refuse, et le dossier reste à sa charge personnelle.

Société d’exercice : deux responsabilités, pas une

En société d’exercice libéral, la société peut voir sa responsabilité engagée, mais celle du praticien qui a réalisé l’acte subsiste. C’est pourquoi les contrats prévoient en général une assurance de la société et une garantie personnelle pour chaque associé. Vérifiez que les deux niveaux figurent bien au contrat.

Reprise de cabinet

Reprendre un cabinet : la question du passé

Racheter une patientèle ne fait pas hériter des responsabilités du prédécesseur. Mais la frontière mérite d’être posée noir sur blanc.

À demander au cédant

Demandez au cédant l’attestation de sa garantie subséquente et sa durée. C’est ce document qui vous garantit que les réclamations sur ses propres actes ne viendront pas frapper à votre porte après la reprise.

Les actes du cédant
Ils restent couverts par la RCP du cédant et sa garantie subséquente : ce n’est pas à vous de les assurer.
Vos reprises de travaux
Si vous reprenez une prothèse posée par le cédant et qu’un dommage survient, c’est votre acte qui est en cause : votre RCP joue.
Le matériel racheté
À faire évaluer et déclarer à la multirisque en valeur de remplacement, pas au prix de cession.
Le bail
Vérifiez les obligations d’assurance du bail repris : risques locatifs, parfois assurance des voisins et recours.
Le dossier patient
Continuité des dossiers et de l’imagerie : pensez à la garantie reconstitution des données de la multirisque.

Votre installation sécurisée

Un courtier spécialisé cadre l’ordre des souscriptions et évite les trous de garantie au démarrage.

Obtenir mon devis
  • RCP avant le premier acte
  • Multirisque calée sur le bail
  • Prévoyance sur les charges fixes
  • Devis gratuit et sans engagement

Financement

Crédit d’installation, matériel financé et assurances exigées

Ce que la banque ou le loueur exigent en général

  • ✓Assurance emprunteur décès-invalidité sur le crédit d’installation
  • ✓Souvent la garantie incapacité temporaire de travail
  • ✓Assurance du matériel financé en leasing ou location financière
  • ✓Assurance des risques locatifs prévue au bail

Ce qui reste à votre initiative

  • ✕La prévoyance individuelle au-delà des exigences bancaires
  • ✕La garantie frais généraux permanents du cabinet
  • ✕Les extensions bris de machine et perte d’exploitation
  • ✕La complémentaire santé du praticien et de sa famille

Un cabinet dentaire s’installe rarement sans crédit : rachat de patientèle, travaux, fauteuils, imagerie, chaîne CFAO. La banque conditionne le financement à une assurance emprunteur couvrant a minima le décès et l’invalidité, souvent l’incapacité de travail.

Ne confondez pas assurance emprunteur et prévoyance.

L’assurance emprunteur rembourse la banque. Elle ne verse rien pour payer votre loyer, votre assistante ou vos courses. Beaucoup de praticiens croient être couverts en arrêt de travail parce qu’ils ont assuré leur prêt. Ce sont deux besoins distincts.

Checklist

La checklist avant d’ouvrir

  1. 1
    RCP souscrite et attestation en main

    Actes déclarés conformes à votre exercice réel, implantologie et chirurgie comprises si vous les pratiquez.

  2. 2
    Bail lu, assurances du bail souscrites

    Risques locatifs, recours des voisins, parfois bris de glace. La multirisque doit répondre au bail, pas l’inverse.

  3. 3
    Inventaire matériel chiffré à neuf

    Fauteuils, imagerie, CFAO, stérilisation, informatique : c’est la base de la multirisque et de son extension bris de machine.

  4. 4
    Prévoyance calibrée sur les charges fixes

    Loyer, crédit, salaires : le montant à couvrir n’est pas votre chiffre d’affaires, c’est ce qui tombe même cabinet fermé.

  5. 5
    Mutuelle collective si vous embauchez

    Dès le premier contrat de travail d’assistante ou de secrétaire, la complémentaire collective devient une obligation d’employeur.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur l’installation d’un chirurgien-dentiste

Quand faut-il souscrire la RCP ?
Avant le premier acte sur un patient. L’attestation est demandée par le conseil départemental de l’Ordre lors de l’inscription au tableau, et l’exercice n’est pas régulier sans assurance de responsabilité civile professionnelle.
Un remplaçant doit-il avoir sa propre assurance ?
Oui. Le remplaçant exerce sous sa propre responsabilité : la RCP du titulaire ne le couvre pas. Il en va de même pour un collaborateur libéral.
En société d’exercice, qui est assuré ?
La société peut voir sa responsabilité engagée, mais celle du praticien qui a réalisé l’acte subsiste. Les contrats prévoient donc généralement une garantie au niveau de la société et une garantie personnelle par associé.
Je reprends un cabinet : suis-je responsable des actes du cédant ?
Non. Ses actes relèvent de sa RCP et de sa garantie subséquente. En revanche, si vous reprenez un travail qu’il avait réalisé et qu’un dommage survient sur votre intervention, c’est votre RCP qui joue. Demandez-lui l’attestation de sa garantie subséquente.
L’assurance emprunteur remplace-t-elle la prévoyance ?
Non. L’assurance emprunteur rembourse la banque en cas de décès ou d’invalidité. Elle ne verse rien pour couvrir le loyer du cabinet, le salaire de l’assistante ou votre revenu personnel pendant un arrêt : c’est le rôle de la prévoyance.

Prêt à vous couvrir ?

Ouvrez votre cabinet bien couvert dès le premier jour

RCP, multirisque, prévoyance : les bonnes garanties, dans le bon ordre.

100 % gratuit
Sans engagement
2 minutes max