Multirisque professionnelle

Multirisque cabinet dentaire : protéger le plateau technique

Un cabinet dentaire, c’est un local et surtout un plateau technique : fauteuil, scialytique, radio panoramique ou cone beam, chaîne CFAO, autoclave, compresseur, stock de consommables. La multirisque professionnelle couvre ce matériel, les murs, et la perte d’exploitation quand l’activité s’arrête.

Un courtier spécialisé chiffre la valeur à assurer — devis gratuit et sans engagement

Multirisque cabinet dentaire
dès ~55 €/mois
Votre plateau technique
la garantie décisive
Bris de machine
quand le cabinet s’arrête
Perte d’exploitation
l’option qui change tout
Valeur à neuf

Qu’est-ce que la multirisque d’un cabinet dentaire ?

C’est le contrat qui protège vos biens — par opposition à la RCP, qui protège les patients. Local, matériel, mobilier, stock, et les pertes financières qui suivent un sinistre.

Un cabinet dentaire concentre une valeur inhabituelle au mètre carré. Un fauteuil complet équipé, une radio panoramique, un cone beam, une caméra d’empreinte optique et une usineuse représentent facilement plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un dégât des eaux venu de l’étage au-dessus, un incendie de local voisin ou une surtension peuvent immobiliser tout cela — et vous avec.

Multirisque ≠ RCP

La RCP indemnise le patient à qui vous causez un dommage. La multirisque vous indemnise, vous, quand votre matériel ou votre local est détruit ou volé. Les deux sont indépendantes et se complètent : c’est le duo standard d’un cabinet installé.

Ce qu’elle assure
Local et aménagements, matériel médical, informatique, mobilier, stock de consommables et de prothèses.
Contre quoi
Incendie, dégât des eaux, vol et vandalisme, bris de machine, dommages électriques, catastrophes naturelles.
Ce qu’elle ajoute
Perte d’exploitation, frais de reconstitution des dossiers patients, responsabilité civile d’exploitation.
Locataire du cabinet
Le bail impose presque toujours une assurance des risques locatifs : la multirisque la contient.

Le plateau technique, poste par poste

Le chiffrage de la multirisque part d’un inventaire. Voici les postes qui pèsent le plus dans un cabinet dentaire.

ÉquipementPourquoi il compteRisque principal
Fauteuil dentaire équipéCœur de l’unité de soins, immobilise la salleBris de machine, dégât des eaux
Radio panoramique / cone beamÉquipement lourd, valeur élevée, remplacement longSurtension, bris, vol
Chaîne CFAO (scanner + usineuse + four)Investissement récent et fragile, très exposéBris de machine, panne électrique
Autoclave & stérilisationSans lui, plus de soins possiblesPanne, dégât des eaux
Compresseur & aspirationPanne bloquante pour tout le cabinetBris de machine
Informatique & serveur patientsDossiers, imagerie, planningVol, incendie, dommages électriques
Stock consommables & prothèsesValeur diffuse mais réelleVol, incendie, dégât des eaux

Inventaire type d’un cabinet dentaire — à chiffrer avant de comparer les devis.

Bris de machine : la garantie qui fait la différence

L’incendie et le dégât des eaux sont dans tous les contrats. Le bris de machine, non : c’est souvent une extension. Or c’est précisément lui qui indemnise une usineuse CFAO qui lâche, un capteur radio grillé par une surtension ou un moteur d’aspiration détruit. Sur un cabinet dentaire, cette extension n’est pas une option de confort.

Ce que couvre — et ne couvre pas — la multirisque

Couvert par la multirisque
  • Incendie, explosion, foudre sur le local et le matériel
  • Dégât des eaux, y compris venu d’un autre lot de l’immeuble
  • Vol et vandalisme du matériel médical et informatique
  • Bris de machine : fauteuil, panoramique, CFAO, autoclave (extension)
  • Dommages électriques et surtension
  • Perte d’exploitation pendant l’arrêt du cabinet
  • Reconstitution des dossiers et données patients
  • Responsabilité civile d’exploitation (chute d’un patient en salle d’attente)
Hors multirisque
  • Les dommages causés au patient par vos soins (→ RCP)
  • L’usure normale et la panne d’entretien du matériel
  • Le matériel non déclaré ou sous-évalué à l’inventaire
  • Vos revenus personnels en cas d’arrêt de travail (→ prévoyance)
  • Les défauts d’entretien caractérisés
La perte d’exploitation, souvent sous-estimée

Si votre salle de soins est inutilisable trois semaines, le sinistre matériel n’est que la moitié du problème : le loyer, les salaires de l’assistante et vos charges continuent, pas les honoraires. La garantie perte d’exploitation compense cette marge perdue sur une durée d’indemnisation définie au contrat — à caler sur le délai réel de remplacement d’un fauteuil ou d’une panoramique.

Trois sinistres typiques en cabinet dentaire

Le dégât des eaux venu de l’étage

Une fuite dans l’appartement du dessus traverse le faux plafond de la salle de soins. Le fauteuil et le capteur radio sont hors service, le cabinet ferme trois semaines. La multirisque indemnise le matériel et, si la garantie est souscrite, la marge perdue pendant l’arrêt.

La surtension sur la chaîne CFAO

Un orage provoque une surtension : l’usineuse et le four de frittage sont détruits. Sans extension bris de machine et dommages électriques, l’indemnisation est refusée — le sinistre reste entièrement à votre charge.

Le cambriolage de nuit

Effraction pendant le week-end : ordinateurs, caméra d’empreinte optique et petit matériel disparaissent. La garantie vol joue si les moyens de protection prévus au contrat (serrures, alarme) étaient bien en place — un point à vérifier à la souscription.

Les cinq points à vérifier avant de signer

Valeur à neuf
Sans elle, l’indemnisation se fait en valeur vétusté déduite — une panoramique de sept ans est remboursée une fraction de son prix de remplacement.
Bris de machine
Extension indispensable sur un plateau technique dentaire. Vérifiez qu’elle couvre nommément la CFAO et l’imagerie.
Durée d’indemnisation de la perte d’exploitation
Douze mois est un standard ; en dessous, un remplacement long vous laisse à découvert.
Plafond par matériel
Certains contrats plafonnent l’indemnisation par appareil : comparez ce plafond au prix réel de votre cone beam.
Franchise
Une franchise élevée fait baisser la prime mais rend inutile la garantie sur les petits sinistres.
  1. 1
    Faites l’inventaire chiffré

    Listez le matériel, son année d’achat et son prix de remplacement à neuf. C’est la base de tout devis sérieux.

  2. 2
    Déclarez la surface et le bail

    Surface du cabinet, statut locataire ou propriétaire, étage, présence d’un cone beam : autant de paramètres tarifaires.

  3. 3
    Cadrez les extensions

    Bris de machine, dommages électriques, perte d’exploitation, reconstitution des données : ce sont elles qui font la vraie couverture.

  4. 4
    Groupez avec la RCP

    RCP et multirisque chez le même intermédiaire simplifient la gestion et donnent souvent un meilleur tarif global.

Combien coûte la multirisque d’un cabinet dentaire ?

La multirisque d’un cabinet dentaire démarre autour de 55 à 60 €/mois pour un cabinet individuel équipé simplement, et dépasse souvent 100 €/mois dès qu’un cone beam, une chaîne CFAO et plusieurs fauteuils entrent dans l’inventaire.

CabinetMultirisque seule (indicatif)Avec RCP
1 fauteuil, sans imagerie lourde≈ 55 €/mois≈ 85 €/mois
1 fauteuil + panoramique≈ 70 €/mois≈ 100 €/mois
2 à 3 fauteuils + CFAO + cone beam≈ 110 €/mois≈ 155 €/mois

Fourchettes indicatives. La valeur du matériel déclaré et la surface pilotent le tarif.

Sous-évaluer coûte plus cher que la prime

Déclarer 40 000 € de matériel quand le cabinet en vaut 90 000 fait économiser quelques euros par mois — et déclenche la règle proportionnelle en cas de sinistre : l’indemnité est réduite dans la proportion de la sous-déclaration. Sur un sinistre lourd, la perte se chiffre en dizaines de milliers d’euros.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la multirisque du cabinet dentaire

La multirisque est-elle obligatoire pour un cabinet dentaire ?
Aucune loi ne l’impose, contrairement à la RCP. En revanche, le bail commercial exige presque toujours une assurance des risques locatifs, et un financement de matériel s’accompagne souvent d’une exigence d’assurance du bien financé.
Mon fauteuil et ma panoramique sont-ils couverts contre la panne ?
Seulement avec l’extension bris de machine. Sans elle, la multirisque n’intervient que sur les événements classiques (incendie, dégât des eaux, vol). Sur un plateau technique dentaire, cette extension est déterminante.
Qu’est-ce que la perte d’exploitation ?
C’est la garantie qui compense la marge perdue pendant l’arrêt du cabinet après un sinistre couvert : charges fixes, loyer, salaires. Sa durée d’indemnisation doit être calée sur le délai réel de remise en état.
La multirisque couvre-t-elle mes patients ?
Elle couvre la responsabilité civile d’exploitation — la chute d’un patient dans la salle d’attente, par exemple. Les dommages liés aux soins relèvent de la RCP, qui est un contrat distinct et obligatoire.
Combien coûte la multirisque d’un cabinet dentaire ?
Comptez environ 55 €/mois pour un cabinet à un fauteuil sans imagerie lourde, et plutôt 100 à 120 €/mois avec panoramique, cone beam et CFAO.
Pour aller plus loin

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