Multirisque professionnelle
Multirisque cabinet dentaire : protéger le plateau technique
Un cabinet dentaire, c’est un local et surtout un plateau technique : fauteuil, scialytique, radio panoramique ou cone beam, chaîne CFAO, autoclave, compresseur, stock de consommables. La multirisque professionnelle couvre ce matériel, les murs, et la perte d’exploitation quand l’activité s’arrête.
Un courtier spécialisé chiffre la valeur à assurer — devis gratuit et sans engagement
- la garantie décisive
- Bris de machine
- quand le cabinet s’arrête
- Perte d’exploitation
- l’option qui change tout
- Valeur à neuf
Qu’est-ce que la multirisque d’un cabinet dentaire ?
C’est le contrat qui protège vos biens — par opposition à la RCP, qui protège les patients. Local, matériel, mobilier, stock, et les pertes financières qui suivent un sinistre.
Un cabinet dentaire concentre une valeur inhabituelle au mètre carré. Un fauteuil complet équipé, une radio panoramique, un cone beam, une caméra d’empreinte optique et une usineuse représentent facilement plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un dégât des eaux venu de l’étage au-dessus, un incendie de local voisin ou une surtension peuvent immobiliser tout cela — et vous avec.
La RCP indemnise le patient à qui vous causez un dommage. La multirisque vous indemnise, vous, quand votre matériel ou votre local est détruit ou volé. Les deux sont indépendantes et se complètent : c’est le duo standard d’un cabinet installé.
- Ce qu’elle assure
- Local et aménagements, matériel médical, informatique, mobilier, stock de consommables et de prothèses.
- Contre quoi
- Incendie, dégât des eaux, vol et vandalisme, bris de machine, dommages électriques, catastrophes naturelles.
- Ce qu’elle ajoute
- Perte d’exploitation, frais de reconstitution des dossiers patients, responsabilité civile d’exploitation.
- Locataire du cabinet
- Le bail impose presque toujours une assurance des risques locatifs : la multirisque la contient.
Le plateau technique, poste par poste
Le chiffrage de la multirisque part d’un inventaire. Voici les postes qui pèsent le plus dans un cabinet dentaire.
| Équipement | Pourquoi il compte | Risque principal |
|---|---|---|
| Fauteuil dentaire équipé | Cœur de l’unité de soins, immobilise la salle | Bris de machine, dégât des eaux |
| Radio panoramique / cone beam | Équipement lourd, valeur élevée, remplacement long | Surtension, bris, vol |
| Chaîne CFAO (scanner + usineuse + four) | Investissement récent et fragile, très exposé | Bris de machine, panne électrique |
| Autoclave & stérilisation | Sans lui, plus de soins possibles | Panne, dégât des eaux |
| Compresseur & aspiration | Panne bloquante pour tout le cabinet | Bris de machine |
| Informatique & serveur patients | Dossiers, imagerie, planning | Vol, incendie, dommages électriques |
| Stock consommables & prothèses | Valeur diffuse mais réelle | Vol, incendie, dégât des eaux |
Inventaire type d’un cabinet dentaire — à chiffrer avant de comparer les devis.
L’incendie et le dégât des eaux sont dans tous les contrats. Le bris de machine, non : c’est souvent une extension. Or c’est précisément lui qui indemnise une usineuse CFAO qui lâche, un capteur radio grillé par une surtension ou un moteur d’aspiration détruit. Sur un cabinet dentaire, cette extension n’est pas une option de confort.
Ce que couvre — et ne couvre pas — la multirisque
- Incendie, explosion, foudre sur le local et le matériel
- Dégât des eaux, y compris venu d’un autre lot de l’immeuble
- Vol et vandalisme du matériel médical et informatique
- Bris de machine : fauteuil, panoramique, CFAO, autoclave (extension)
- Dommages électriques et surtension
- Perte d’exploitation pendant l’arrêt du cabinet
- Reconstitution des dossiers et données patients
- Responsabilité civile d’exploitation (chute d’un patient en salle d’attente)
- Les dommages causés au patient par vos soins (→ RCP)
- L’usure normale et la panne d’entretien du matériel
- Le matériel non déclaré ou sous-évalué à l’inventaire
- Vos revenus personnels en cas d’arrêt de travail (→ prévoyance)
- Les défauts d’entretien caractérisés
Si votre salle de soins est inutilisable trois semaines, le sinistre matériel n’est que la moitié du problème : le loyer, les salaires de l’assistante et vos charges continuent, pas les honoraires. La garantie perte d’exploitation compense cette marge perdue sur une durée d’indemnisation définie au contrat — à caler sur le délai réel de remplacement d’un fauteuil ou d’une panoramique.
Trois sinistres typiques en cabinet dentaire
Une fuite dans l’appartement du dessus traverse le faux plafond de la salle de soins. Le fauteuil et le capteur radio sont hors service, le cabinet ferme trois semaines. La multirisque indemnise le matériel et, si la garantie est souscrite, la marge perdue pendant l’arrêt.
Un orage provoque une surtension : l’usineuse et le four de frittage sont détruits. Sans extension bris de machine et dommages électriques, l’indemnisation est refusée — le sinistre reste entièrement à votre charge.
Effraction pendant le week-end : ordinateurs, caméra d’empreinte optique et petit matériel disparaissent. La garantie vol joue si les moyens de protection prévus au contrat (serrures, alarme) étaient bien en place — un point à vérifier à la souscription.
Les cinq points à vérifier avant de signer
- Valeur à neuf
- Sans elle, l’indemnisation se fait en valeur vétusté déduite — une panoramique de sept ans est remboursée une fraction de son prix de remplacement.
- Bris de machine
- Extension indispensable sur un plateau technique dentaire. Vérifiez qu’elle couvre nommément la CFAO et l’imagerie.
- Durée d’indemnisation de la perte d’exploitation
- Douze mois est un standard ; en dessous, un remplacement long vous laisse à découvert.
- Plafond par matériel
- Certains contrats plafonnent l’indemnisation par appareil : comparez ce plafond au prix réel de votre cone beam.
- Franchise
- Une franchise élevée fait baisser la prime mais rend inutile la garantie sur les petits sinistres.
- 1 Faites l’inventaire chiffré
Listez le matériel, son année d’achat et son prix de remplacement à neuf. C’est la base de tout devis sérieux.
- 2 Déclarez la surface et le bail
Surface du cabinet, statut locataire ou propriétaire, étage, présence d’un cone beam : autant de paramètres tarifaires.
- 3 Cadrez les extensions
Bris de machine, dommages électriques, perte d’exploitation, reconstitution des données : ce sont elles qui font la vraie couverture.
- 4 Groupez avec la RCP
RCP et multirisque chez le même intermédiaire simplifient la gestion et donnent souvent un meilleur tarif global.
Combien coûte la multirisque d’un cabinet dentaire ?
La multirisque d’un cabinet dentaire démarre autour de 55 à 60 €/mois pour un cabinet individuel équipé simplement, et dépasse souvent 100 €/mois dès qu’un cone beam, une chaîne CFAO et plusieurs fauteuils entrent dans l’inventaire.
| Cabinet | Multirisque seule (indicatif) | Avec RCP |
|---|---|---|
| 1 fauteuil, sans imagerie lourde | ≈ 55 €/mois | ≈ 85 €/mois |
| 1 fauteuil + panoramique | ≈ 70 €/mois | ≈ 100 €/mois |
| 2 à 3 fauteuils + CFAO + cone beam | ≈ 110 €/mois | ≈ 155 €/mois |
Fourchettes indicatives. La valeur du matériel déclaré et la surface pilotent le tarif.
Déclarer 40 000 € de matériel quand le cabinet en vaut 90 000 fait économiser quelques euros par mois — et déclenche la règle proportionnelle en cas de sinistre : l’indemnité est réduite dans la proportion de la sous-déclaration. Sur un sinistre lourd, la perte se chiffre en dizaines de milliers d’euros.
Questions fréquentes sur la multirisque du cabinet dentaire
La multirisque est-elle obligatoire pour un cabinet dentaire ?
Mon fauteuil et ma panoramique sont-ils couverts contre la panne ?
Qu’est-ce que la perte d’exploitation ?
La multirisque couvre-t-elle mes patients ?
Combien coûte la multirisque d’un cabinet dentaire ?
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